02 février 2010

IPad : un Buzz negatif en route

L'Ipad, sorte de tabletPC avec les fonctionalités d'un ipod, a été présenté par Steve Jobes, le dirigeant charismatique d'Apple au cours du keynote du 27 janvier 2010. 


Si l'Ipad fait rêver bon nombre d'utilisateurs de Mac, Ipad ou autres iPhones, ce qu'on en voit sur le web n'est guère reluisant.

Ainsi, comme c'est la coutume à l'égard de marques qui développement des monopoles de fait, le net est en train de développer des campages de buzz négatif au sujet de l'Ipad.

En témoigne, par exemple, cette vidéo... plutôt amusante

The iPad - watch more funny videos

17 décembre 2009

Les CCI en mutation

Voici un document au sujet des mutations passées et en cours dans les Chambres de Commerce et d'Industrie. Il émane de la CCI du Loiret. Les néophytes apprécieront en particulier la "partie C".

15 novembre 2009

To buzz or not to buzz

Nous n’avons de cesse de nous équiper d’un tas d’objets et de services visant à nous faire gagner du temps. Pourtant, force est de constater que nous sommes de plus en plus occupés, que nous avons l’impression d’avoir de moins en moins de temps. Pour nous faire acheter leurs produits, les responsables marketing tentent par tous moyens de nous interrompre dans le fil de nos pensées et de nos actes, de nous prendre un peu de notre temps encore disponible afin de nous influencer dans nos actes d’achat. Nous en sommes arrivés à un point où chacun d’entre nous reçoit jusqu’à 1 800 messages publicitaires par jour. Pour se protéger, nos esprits ont appris à éviter les publicités, ce qui rend le travail des responsables marketing de plus en plus dur : comment différencier sa campagne pour la rendre perceptible ? Est-ce encore possible ? N’est-on pas arrivé à saturation ?

De notre côté, en tant que consommateurs, nous sommes sans cesse confrontés à des choix de produits toujours plus nombreux et souvent plus complexes. Comment faire le tri, ne pas se tromper ? Il semblerait que, comme, c’était le cas avant la société de production et de distribution de masse, le consommateur moderne accorde de plus en plus d’importance au bouche à oreille : parce que tel voisin ou tel ami s’y connait, et qu’il n’a rien à y gagner lorsqu’il me conseille tel ou tel produit, alors je suivrai ses conseils.

Certains spécialistes en marketing tentent depuis quelques années de bâtir une nouvelle théorie pour développer de nouvelles pratiques adaptées à ces nouveaux comportements : le « buzz marketing », un marketing basé sur le déclenchement et un certain contrôle de ce bouche à oreille.

Certains ont vu dans le développement d’internet, des mails et des blogs le meilleur moyen pour les campagnes de buzz marketing. Ainsi, pour beaucoup, le buzz marketing consiste à faire parler de soi, si possible en bien, au moyen des blogs : on essaye de repérer les blogs influents dans son domaine, on envoie des échantillons ou des invitations aux blogueurs et on en espère des articles qui feront connaître le produit aux personnes qui les lisent. Avec un peu de chance, ces lecteurs iront eux-mêmes en parler à leurs amis et ainsi de suite. On pense ainsi qu’en envoyant quelques échantillons aux bonnes personnes, le phénomène de bouche à oreille aura le même effet qu’un plan marketing évolué. A y regarder de près, tout cela semble bien aléatoire pour ne pas dire dangereux à nombre de directions marketing qui font bien quelques essais mais sans vraiment y croire.

« To buzz or not to buzz » (154 pages, Eyrolles, éd. d’Organisation, 24 €), est un livre dans lequel Georges Chétochine essaye de mettre un peu de sérieux dans tout ça. Il nous montre que faire du buzz marketing, c’est avant tout… faire du marketing, mais différemment.

Dans une campagne de buzz marketing réussie, le « sacro-saint produit » passe en second plan. Ce qui prime, c’est de se focaliser sur la problématique suivante : comment faire en sorte qu’un client se mette à conseiller votre produit à ceux qui l’écoutent ?

Dans un monde plus que jamais en quête de sens, le client conseillera un produit s’il a l’impression de servir une cause : tel service fait gagner du temps et libère la femme, dans tel magasin les serveurs sont aimables alors qu’ailleurs on ne se dit plus bonjour, telle voiture pollue moins alors que le climat se détraque, tel matériel informatique ne plante jamais alors que tout le monde en a assez d’acheter du matériel non fiable,… les causes ne manquent pas.

On le voit l’envie de servir une cause peut dépendre du contexte. Ainsi, il est plus facile de défendre la cause des SDF en hiver, la veille de Noël, quand tout le monde est bien au chaud et en famille. Le choix du contexte est donc, lui-aussi très important.

Pour trouver les clients qui deviendront les évangélistes de la cause défendue par un produit, il conviendra de trouver parmi ses clients, ceux qui jouent naturellement les rôles sociaux suivants : le « connector » (celui qui connaît personnellement la moitié la ville), le « maven » (celui qui sait tout sur tout), le « persuador » (celui qui n’a de cesse d’essayer de convaincre son entourage d’acheter tel ou tel produit). Une campagne de buzz marketing s’appuiera sur ces clients qui joueront des rôles complémentaires.

On fera en sorte de déterminer le milieu, les communautés dans lesquelles évoluent ces futurs clients évangélistes (sorties d’écoles, clubs de gym, associations culturelles, blogs,…). On pourra ainsi plus aisément les toucher et adapter son discours aux codes communautaires.

On choisit donc principalement la cause, le contexte, les clients évangélistes, le milieu.

Le premier pas pour une bonne campagne consiste à faire en sorte de fournir au client évangéliste un message exprimant la cause qui soit concis et facilement reproductible afin qu’il le diffuse facilement. Le second consiste à l’adapter au rôle du client évangéliste et à sa propension à adopter la nouveauté.

A la lecture du livre de G. Chétochine, on comprend qu’on est là bien loin du compte. Faire du buzz marketing, c’est aller bien plus loin, c’est sortir de cet effet un peu gadget, un peu mode : il faut construire une vraie stratégie.

En effet, une fois recruté, le client évangéliste devra impérativement être formé et encouragé. Se pose évidemment la question de la rémunération : G. Chétochine est strict sur ce point. Il ne peut y avoir rémunération financière. Le client évangéliste défend une cause. Si on le rémunère pour cela, comment pourra-t-il sincèrement conseiller le produit à ses amis ?

Contrairement aux idées reçues, une campagne de buzz marketing se doit de s’inscrire dans la durée (plusieurs mois à un an) afin de ne pas laisser le client évangéliste face à lui-même. On recueillera ses avis, lui fera rencontrer le staff, les autres clients évangélistes avec qui il pourra échanger sur ses réussites et ses difficultés ! Au fond, on est presque dans le partenariat !

G Chétochine nous dit que faire une campagne de buzz marketing, c’est revoir sa manière de penser une campagne, mais c’est aussi savoir qu’elle ne remplace pas intégralement les campagnes traditionnelles d’interruption. « To buzz or not to buzz » est un ouvrage intéressant parce que son auteur n’est pas obnubilé par internet, les nouvelles technologies, les blogueurs influents, … mais cherche avant tout à expliquer comment faire du marketing avec des fondements et des modes opératoires différents de ce qui se fait habituellement.

Comme tous les marketeurs, G Chétochine aime les études de cas, il finit donc par en citer une demi-douzaine, courtes mais intéressantes. Parmi ces exemples, aucun ne parle de blogs ou d’internet comme vecteur du buzz. En 4° de couverture, on nous indique qu’il est un orateur polémique. D’accord mais alors, tout en subtilité !

11 novembre 2009

La réalite augmentée : premières applications

J'expliquais hier aux étudiants de marketing d'Orléans que les téléphones de type smartphone allaient ouvrir tout un champ d'applications nouvelles.

Nous avons aujourd'hui dans nos poches de petit ordinateurs capables de nous localiser, de prendre des photos et des images, qui permettront aux marketeurs de demain de nous joindre à tout moment pour nous proposer des produits et services en fonction du lieu où l'on se trouve.

Dans l'extrait d'émission télé ci-dessous, on voit comment une personne pourrait, selon l'endroit où elle se trouve, afficher l'emplacement des stations de métro. L'application qui est montrée utilise la réalité augmentée, ce qui rend l'expérience plus attrayante.

Canal + - La Matinale : La réalité augmentée avec Métro Paris from Presselite on Vimeo.

De la même manière, on pourrait proposer des campagne de soldes ciblés : l'utilisateur s'abonnerait à un service qui lui permettrait de bénéficier de promos. Se promenant dans la rue, il se verrait proposer 10% de remise dans tel magasin, 15% dans tel autre. Au moment de payer, il pourrait aussi demander au commerçant de débiter directement son compte téléphonique et recevrait le relevé de ses achats en même temps que ses relevés téléphoniques !

La vidéo reprend très bien l'idée force : aujourd'hui, "la limite n'est plus la technique mais seulement celle de notre imagination !"

18 octobre 2009

Les entreprises face à l'utopie du tout gratuit

Arpanet-5 Le réseau ARPANET est considéré comme l'ancêtre du réseau internet. Reliant 4 laboratoires de recherche de l'ouest American, son objectif était de permettre le partage d'informations entre chercheurs. Le problème des chercheurs étant d'abord de faire évoluer la recherche en diffusant leur savoir, le réseau ARPANET fonctionnait par le partage des informations par la mise en commun des moyens. Notre réseau internet actuel est la suite technique et philosophique de cette utopie qui consiste à croire (car on est dans le domaine de la foi), qu'en mettant en commun nos moyens et nos informations, nous oeuvrons pour le bien de tous.

Boudé par les industriels de l'époque qui n'y voyaient là qu'une utopie post soixantuitarde qui ne mèneraient à rien, l'Internet s'est développé de manière fulgurante, mais sans eux. Cette époque fut l'occasion pour de nouvelles entreprise de se créer et de prendre des places prépondérantes sur ce marché (pensons à Amazon, google, youtube, free en France).

Voyant que les choses leur échappaient, les vieux industriels se sont réveillés, demandant à la fois leur part du gâteau et tentant de contrôler ce marché trop bouillonnant pour leurs vielles structures. Mais le marché avait adopté de nouveau leader avec de nouvelles règles : ainsi, Amazon remplaça la Redoute et l'écoute gratuite sur youtube avait pris le pas sur l'achat de disques et DVD à la FNAC (voir à ce sujet les tableaux de bord de la FEVAD).

Aujourd'hui les disquaires hurlent au loup et font du lobbying auprès des parlementaires alors que pendant 10 ans, ils se sont révélés totalement incapables de proposer des solutions aux consommateurs sur internet. En fait, on a l'impression que les anciens leaders qui n'ont pas cru en internet au départ et n'ont rien fait pour en favoriser ce canal de consommation essayent aujourd'hui, encore et toujours, d'en freiner les usages !

Les discours d'aujourd'hui sont ceux d'hier, vers 1996-1998, lorsqu'on nous disait que le gratuit ne fonctionnerait pas, qu'il n'y avait pas de solution, que la nouvelle économie nous mènerait à la perte. Certaines des entreprises qui ont essayé, autour des années 2000, de freiner le marché n'ont rien freiné du tout et se sont juste laissé dépasser par lui. Il appartient donc aux industriels du disque, du cinéma, des livres, de la presse,... de se rendre compte qu'on ne peut pas aller contre l'avis des consommateurs et qu'il leur faut s'adapter à la nouvelle donne d'internet.

A ce propos, on lira avec intérêt "Free ! Entrez dans l'économie du gratuit" le dernier livre de Chris Anderson, également auteur du livre  "The long trail" qui fit date et inspira bien des usages..

Dans "free !", Chris Anderson livre une analyse des mécanismes marketing qui amènent à offrir des articles et des services gratuits. Chose intéressante, l'auteur  y propose et explique les modèles économiques qui vont avec. Un livre passionnant ! 

 

...

En ligne droite avec l'utopie de la gratuité et du bien commun mis à disposition pour le bonheur de tous, voici, pour se divertir, un mashup vidéo. En quoi cela consiste ? Vous prenez des vidéos un peu partout sur le net, vous mettez dessus une musique, vous mélangez et en faites une autre vidéo, avec un sens complètement différent. J'adore !

Alors, évidemment, ces images des années 70 sont issues d'une émission télé et celles de la femme bodybuildée sont sans doute issues d'un DVD tandis que la musique est probablement extraite d'un disque produit par un label. On peut sans doute qualifier ce mashup de piratage et porter toute sorte de jugements moraux sur sa production et sa diffusion.

Je n'ai pas de solution à cela. Mais refuser de se rendre compte que les gens veulent du gratuit et du partage, c'est refuser de voir comment mettre à profit cette volonté pour développer de nouveaux moyens de produire et de vendre. C'est se mettre la tête dans le sable... jusqu'à l'étouffement.

Si youtube n'a pas encore trouvé le chemin de la profitabilité, google a eu un bénéfice net en hausse de 27% au premier trimestre 2009 et ce... malgré la crise ! de quoi réfléchir, non ?

10 octobre 2009

Les nouvelles tendances du Web by Loic Lemeur

Depuis SFO, Loic Lemeur commente quelques tendances du web à l'occasion de la promo de sa conférence LeWeb le 9 et 10 décembre 

- Le web en direct (facebook/twitter) : quel impact, risques ou opportunités sur les marques ?

- le e-commerce communautaire

- le web mobile : la révolution apportée par l'i-Phone et les applications qui tournent autour

- les jeux sociaux

J'aurais aimé participer à la conf mais ma boite ne me paiera pas les 600 € nécessaires pour y aller... dommage...

05 octobre 2009

Fable du jeune barracuda

J'ai entendu cette histoire en cours de management

Barracuda-1

Un jour, on met un barracuda dans un aquarium. De temps en temps, au bout de l'aquarium, on lâche un petit poisson. Aussitôt, le barracuda se jette sur le poisson et le mange. Normal ! On répète l'expérience un certain nombre de fois qui, immanquablement arrivent au même résultat : la barracuda fonce sur le petit poisson et le mange.

Barracuda-2

Puis, on installe une vitre invisible. Puis, on jette un petit poisson. Le barracuda fonce sur le poisson et... se prend la vitre en pleine poire. Ce n'est pas grave, c'est un sacré mangeur de poisson, ce barracuda, il se jette à nouveau, à nouveau, à nouveau...

 Au bout d'un moment, le barracuda en a assez de se prendre la vitre. Il comprend qu'il y a un obstacle et arrête de s'intéresser au poisson. On le laisse un bon moment comme ça, à vivre à côté du petit poisson.

Barracuda-1

Et puis un jour, on enlève la vitre. Le vieux barracuda s'est tellement habitué qu'il ne s'en rend pas compte et continue à se désintéresser du petit poisson.

Barracuda-3

Alors, à côté du vieux barracuda, on en met un jeune barracuda. Evidement, celui-ci n'a jamais eu connaissance d'une quelconque obstacle. Il fonce et mange le poisson devant le vieux barracuda qui est... scié !

Moralité :

- a force d'être dans un système, on en vient à s'habituer aux obstacles, à une idée qu'on s'en fait. On devient incapable de se rendre compte que la situation a peut-être changé. Cela nous empêche alors de prendre des initiatives et de saisir les opportunités

- quand on met des nouveaux dans un système, cela perturbe les ordres établis. Ils remettent en cause des choses que l'on croyait immuables, ils rendent l'innovation à nouveau possible

- quand on est soi-même nouveau et qu'on arrive dans un système, il faut se méfier des vieux barracudas qui vous expliquent que rien n'est possible, que tout est immuable, qu'on a déjà tout essayé.

Vous l'aurez compris, la question de la remise en cause, du dynamisme, de l'innovation n'a pas de rapport avec l'âge. Elle est essentiellement liée à l'ancienneté dans le système.

30 septembre 2009

L'avenir du journalisme sur internet

Le 26 septembre 2009, une conférence a eu lieu au sujet de l'avenir de la presse sur internet. Une interview du principal invité est disponible sur le blog d'un journaliste-étudiant  

La conclusion était qu'aux US comme en France, aucun modèle économique "pure player" (=seulement sur internet) n'était viable. C'est en effet aujourd'hui le papier (ou d'autres médias traditionnels) qui financent le web. On met en cause les faibles revenus liés à la publicité sur internet.

Les modèles de "gratuits" qui tirent leurs épingle du jeu consistent à ne produire que 30% du contenu et faire appel pour 30% à du contenu produit par ailleurs (communiqués, petites annonces, cotations boursières,...) donc avec un cout moindre, et pour 30% à des contributeurs non journalistes (blogueurs ou experts sur le domaine).

Les modèles payants ne peuvent atteindre leur cible que s'il y a un fort effort en marketing (pour acheter les adresses) et s'ils incarnent une forte identité, un acheteur étant quelqu'un qui adhère à une cause, un projet, d'avantage qu'une personne qui achète réellement un service, un article.

09 août 2009

En 1969, Jean d'Arcy imaginait l'Internet

Nous sommes en 1969. Jean d'Arcy, ancien directeur des programmes de France télévision et directeur des moyens audiovisuels de l'ONU imagine une sorte de télévision qui permette de jouer, de s'informer, de communiquer les uns avec les autres.

1969, c'est aussi l'année de naissance de l'ARPANET, ce réseau informatique qui relia les centres de recherche de Los Angeles, de Stanford, de Santa Barbara (tous 3 en Californie) et de l'Université de l'Utah (également dans l'ouest des Etats Unis).

Même si certains programmes de recherche existaient alors, on mesure le caractère novateur des déclarations de Jean D'arcy et l'intérêt de ce document de l'INA.

Pensez-donc ! Il faudra attendre 1972 pour voir la première démonstration de messagerie électronique, 1991 pour voir arriver les premiers sites web et 1993 pour voir les premiers navigateurs web (précurseurs d'IE ou de Netcape Navigator) !  

13 juillet 2009

47% des cadres stressés par leur travail

"Selon le dernier baromètre de l'Anact - Agence nationale pour l'Amélioration des Conditions de Travail - , 47 % des cadres sont stressés par leur travail, contre 41% de l'ensemble des salariés. Une pression liée à l'organisation du travail et qui a augmenté avec la crise.

Le Réseau ANACT a réalisé, avec l'institut CSA, un sondage auprès des 1000 salariés français sur leur perception du stress au travail.

60% des personnes qui se disent stressées attribuent exclusivement cet état à leur vie professionnelle. 38% l'attribuent conjointement à leur vie professionnelle et personnelle, ce chiffre monte à 41% pour les femmes et descend à 32% pour les hommes.

Le contexte économique actuel semble renforcer le niveau de stress des salariés français. 54% des salariés stressés déclarent que la crise économique contribue à leur état de stress au travail.

La cause du stress est avant tout d'origine professionnelle, mais ses répercussions débordent la sphère du travail pour impacter aussi la sphère privée. En effet, les troubles physiques dus aux conditions de travail sont relativement fréquents, notamment en termes de fatigue, de tensions musculaires et de difficultés à penser à autre chose qu'au travail une fois à la maison.

64% des personnes, qu'elles soient stressées ou pas, déclarent avoir ressenti un de ces symptômes : fatigue importante (37%), tensions musculaires (29%), difficultés à ne plus penser au travail une fois à la maison (28%), troubles du sommeil (25%), anxiété (25%), irritabilité (19%), maux de tête (17%) et baisse de vigilance (12%). En moyenne, elles citent trois symptômes ; le cumul des symptômes apparaît comme un élément susceptible de conduire à des pathologies plus graves. Le premier symptôme de stress cité est une fatigue importante éprouvée souvent par 37% des personnes interrogées.

Un quart des salariés stressés dort mal et 60% des personnes se déclarant stressées ressentent souvent une fatigue importante. Les personnes stressées éprouvent les symptômes suivants : tensions musculaires (45%), troubles du sommeil (44 %), difficultés à ne plus penser au travail une fois à la maison (42%), anxiété (42%) et irritabilité (35%).

L'influence de l'organisation du travail sur le stress apparaît très affirmée. 40% des salariés répondent que l'organisation du travail génère du stress. 21% des cadres se sentent isolés au travail.

Les salariés des petites entreprises apparaissent moins affectés par le stress (68% des salariés de TPE se déclarent non stressés), une des hypothèses pourrait être qu'ils bénéficient d'une organisation du travail moins complexe.

Face au stress, les salariés « font avec », s'adaptent et cherchent leurs propres solutions. A la question « Comment réagissez-vous quand vous êtes stressés par votre travail ? », 84% des cadres disent se ressourcer dans des activités personnelles."

Miguel Teixeira

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