27 avril 2008

Une modèle économique 2.0 ?

Avant les années 2000, on nous disait qu’internet développerait un nouveau modèle économique basé sur le gratuit. On a alors vu fleurir des startups internet. Ces entreprises de la nouvelle économie nous vendaient ce rêve du « tout, gratuit, pour tous, pour le bien de l’humanité ». L’explosion de la bulle internet a remis les pendules et on a alors parlé du retour des réalités économiques.

8 ans plus tard, il semblerait qu’au travers du web 2.0, certains entrepreneurs se relancent dans l’aventure du gratuit tout en espérant qu’il sera générateur de bénéfices. On a un peu étayé les théories, on a pas mal expérimenté mais on nous promet toujours de bâtir une nouvelle économie sur d’autres fondements que celle sur laquelle nous vivons…

26 mars 2008

Upgrade ou QOS ?

MrtgAssez régulièrement, les utilisateurs en entreprise se plaignent des temps de réponse pour accéder à internet. L’entreprise se retourne alors vers son fournisseur qui lui indique en retour que la bande passante à internet est saturée et qu’il faut donc upgrader la ligne. A un problème de qualité on donne une réponse quantitative. Il faut dire que les fournisseurs réseau sont peu accoutumés à fournir des services à valeur ajoutée et que, dans ces conditions, leur intérêt financier est précisément que l’entreprise upgrade sa bande passante.

En général, l’entreprise fini par augmenter la capacité de sa liaison internet ce qui règle le problème provisoirement. Un an plus tard, elle se retrouve confrontée au même problème.

Là, on a plusieurs cas de figure :

- Soit elle voit les choses de manière optimiste, se disant que l’augmentation des usages est la marque d’une entreprise qui évolue et qu’il y aura des retombées indirectes sur son business. Dans ce cas, elle fait souvent le choix d'upgrader sa ligne…

- Soit elle voit les choses de manière plus stricte et cherche à limiter les usages au prétexte que plus les gens utilisent internet et moins ils travaillent. Dans ce cas, elle installe des sondes qui vont interdire certains sites non professionnels.

- Soit elle n’arrive pas à arrêter une position et préfère opter pour le best effort à budget constant. Elle n’upgrade pas préférant assumer le fait que la liaison est saturée et apporte un service dégradé aux utilisateurs.

Je ne prône aucune de ces solutions car aucune ne réfléchi sérieusement au besoin.

Il me semble que la première chose à faire est de réfléchir aux usages réellement importants pour le business de l'entreprise : si un mail peut attendre quelques minutes pour être envoyé, peut-être n’est est-il pas de même pour des transferts de fichiers stratégiques ! Si l’entreprise fait du e-commerce, l’accès à son site est sans doute plus important que le surf de l’informaticien sur le blog de ses copains (qui est d’ailleurs sans doute, lui-aussi, légitime - je ne veux me fâcher avec personne !)…

Rien ne sert d’upgrader une liaison ou interdire l’accès à des sites jugés non-légitimes si on n’a pas réfléchi aux usages.

Avant toute opération, il convient de répertorier et prioriser les flux : restreindre les flux non prioritaires ou gourmands (mail, ftp, P2P) et attribuer en priorité de la bande passante aux flux prioritaires (SSL, commandes sur le site web, extranet, VPNs…). Un tas d’outils permettent prioriser les flux, depuis les boitiers de type « packetshaper » jusqu’à la simple redhad customisée par l'informaticien maison - celui qui lit les blogs :)

Cette opération permettra de freiner les flux moins prioritaires (FTP, surf, etc...), de lisser l'envoi des mails dans le temps, de garantir certains flux sensibles du point de vue business ou techniques (SSL, VPN) et de rendre prioritaires certains flux  par rapport à d'autres (les commandes sur le surf par exemple)

Une fois que les flux sont ainsi maitrisés, il convient de mettre en place des tableaux de bord très simple (MRTG fait ça très bien et gratuitement !). Ils permettront de voir comment la bande passante évolue au cours du temps.

Si, effectivement, après ces optimisations, la bande passante est ou devient insuffisante, alors on procèdera aux upgrades nécessaires mais cette fois-ci, il me semble, à bon escient et en comprenant pourquoi...

12 mars 2008

6 mois d'utilisation du blackberry

Blackberry Il y a quelques années, j’avais un Palm III. Un appareil bien pratique qui permettait de gérer ses contacts et son agenda. On pouvait le synchroniser avec son PC et ainsi récupérer du contenu glané sur le net afin de le lire « offline ». Problème majeur, quand la batterie se déchargeait, on perdait les rendez-vous qui avaient été saisis depuis la dernière synchro….

Après plusieurs aventures de ce genre et les technologies avançant, j’ai opté pour un iPaq. Il permettait de faire un tas de truc tout à fait inutiles (lire de la musique, prendre des photos, jouer…) mais surtout il avait une mémoire persistante qui permettait de ne pas perdre ses données en cas de panne de batterie. Il se synchronisait avec Outlook, ce qui permettait de récupérer ses contacts, son agenda et ses mails d’entreprise. Il pouvait aussi se connecter à un réseau pour de l’échange de fichiers ou pour accéder à internet. Malheureusement, il ne permettait pas de se synchroniser en wifi… allez avoir pourquoi…HP ne voulait pas… En plus, il fallait sans cesse recharger sa batterie, surtout si on utilisait le Wifi. Alors, finalement, je continuais à utiliser mon super Ipaq juste pour l'agenda et les contacts… comme je le faisais jadis avec mon Palm III

Depuis 6 mois, j’ai un blackberry et je dois dire que je suis conquis. Bon, le modèle que j’ai n’offre que peu de fonctionnalités (pas de gadgets, pas de wifi, pas de GPS …) mais ce qu’il fait, il le fait plus que bien : à travers le réseau GSM, il se synchronise automatiquement et en quasi temps-réel avec ma messagerie d’entreprise, récupère mes contacts et mes rendez-vous saisis par moi-même ou par d’autres sur mon agenda outlook. Quand je reçois un mail, je peux cliquer sur l’un des destinataires, demander à lui répondre par mail, ajouter des destinataires, en enlever… Je peux aussi demander à appeler la personne sur son portable, sur son fixe… ça ne parait rien mais c’est super utile. Quand vous recevez un mail, combien de fois devez-vous rechercher le téléphone du contact, re-numéroter sur votre téléphone,… ?

Le dernier numéro du magazine Capital consacre un dossier aux smartphones dans lequel on nous dit les gains de productivités constatés chez les cadres itinérants équipés de systèmes Blackberry. Après 6 mois d’utilisation, moi qui suis tout le temps entre deux réunions sur des sites différents, je peux dire que j’en suis convaincu !

11 mars 2008

Transversalite dans les grandes entreprises informatiques

Hier soir, un client nous annonce qu’il souhaite multiplier par deux les capacités de son site web. Nous avons un mois pour installer, configurer et valider une architecture distribuée qui passe de 7 à 13 serveurs. On étudie la chose. Pas très compliqué…

Sauf qu’on est dans une entreprise de 40 000 informaticiens. Celui qui câble n’est pas celui qui configure les équipements, ni celui qui configure les firewall, encore moins celui qui installe les serveurs, configure les sites web,… Je ne parle même pas de celui qui est capable de tout intégrer et de valider que tout marche !

Dans une grosse PME, le problème est de trouver l’argent pour faire. Après tout est facile.
Dans une grande entreprise, l’argent n’est plus un problème. C’est qui est compliqué, c’est juste de faire le job !

27 février 2008

facebook : : l'âge de la maturité ?

Facebook L'information est tombée il y a quelques jours : le nombre de visiteurs uniques sur Facebook a diminué en Angleterre, en Espagne et en France au cours du mois de janvier. Aux US, Idem ! Emoi chez certains, réjouissements pour d'autres.

Il faut dire qu’avec ses 1.89 million de visiteurs uniques mensuels en France, Facebook commençait a avoir une popularité insolente.  On se demandait jusqu’où les courbes allaient grimper. Alors depuis que la fréquentation de facebook a baissé de 4.5% en Angleterre (de 0.1% en France), certains nous promettent une chute aussi vertigineuse que ne le fut l'ascension.

Il faut savoir que, dans bon nombre de cas, l’acquisition d’une nouvelle technologie passe par une phase de découverte, de vif engouement puis de chute brutale avant de reprendre plus faiblement mais dans une progression continue : après l’orage, un beau temps qui dure... N'est-ce pas, par exemple, ce qui s'est passé au niveau du commerce électronique dans les années 2000 ?

Il ne nous est tout de même pas interdit de réfléchir à cette baisse de fréquentation.

Depuis quelques temps, on voyait poindre des critiques sur l’engouement à tout va, l’adhésion à un tas de groupes inutiles, la multiplication irréfléchie de contacts... Je pense qu'une utilisation anarchique de Facebook a découragés un certain nombre d'utilisateurs qui ont fini par en avoir assez d'être sollicité sans arrêt.

La force et la faiblesse de facebook est qu’on y mêle à la fois des utilisations ludiques (défis musicaux, groupes bidons) et des utilisations professionnelles (organisation de colloques, identité numérique,…). Ce qui a évidemment contribué au succès de Facebook est aussi un handicap : chacun peut y trouver son compte mais chacun peut aussi être agacé par l’utilisation que ses congénères lui font subir ! C'est pourquoi certains pensent qu’après Facebook, de nouveaux outils de social networking, plus ciblés vont apparaitre tandis que d’autres appellent de leurs vœux de nouvelles fonctionnalités pour professionnaliser l’outil.

Les inquiétudes au sujet de Facebook sont accentuées par le fait que d'autres outils comme myspace subissent le même sort. C'est donc le secteur des outils de social networking grand publique lui-même qui semble stagner.

Je ne vois que deux issues à cette situation : soit les usages de facebook vont évoluer, amorçant d’autres évolutions dans la société en général, soit on devra estimer que ces outils ne sont qu'une première génération permettant de faire émerger de nouveaux besoins, besoins qui seront remplis par de nouveaux outils à venir ou déjà en cours de création…

En tout cas, en la matière, l'année qui vient promet d'être passionnante !

24 février 2008

Bienvenue

MiguelteixeiraJe suis cadre informatique dans une grande entreprise de services. J'ai bientôt 40 ans et une expérience des technologies qui, je l'espère, m'autorise à avoir un avis sur leur évolution, l'impact qu'elles peuvent avoir sur chacun de nous , le monde de l'entreprise et la société en général.

Je partage ma vie entre l'ouest parisien où se trouve le siège de mon entreprise, Paris où se trouvent mes clients actuels et Orléans où je vis et d'où je travail régulièrement à distance. Le nomadisme est donc naturellement une question qui m'est chère.

Enfin, en tant qu'ancien responsable technique d'une plateforme de e-commerce, je donne des cours de marketing multimédia à l'université d'Orléans si bien que la question des nouvelles méthodes marketing fera aussi partie de nos conversations.

Soyez les bienvenus sur ce blog qui mêlera préoccupations professionnelles et réflexions sociologiques.

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