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mars 2008

26 mars 2008

Upgrade ou QOS ?

MrtgAssez régulièrement, les utilisateurs en entreprise se plaignent des temps de réponse pour accéder à internet. L’entreprise se retourne alors vers son fournisseur qui lui indique en retour que la bande passante à internet est saturée et qu’il faut donc upgrader la ligne. A un problème de qualité on donne une réponse quantitative. Il faut dire que les fournisseurs réseau sont peu accoutumés à fournir des services à valeur ajoutée et que, dans ces conditions, leur intérêt financier est précisément que l’entreprise upgrade sa bande passante.

En général, l’entreprise fini par augmenter la capacité de sa liaison internet ce qui règle le problème provisoirement. Un an plus tard, elle se retrouve confrontée au même problème.

Là, on a plusieurs cas de figure :

- Soit elle voit les choses de manière optimiste, se disant que l’augmentation des usages est la marque d’une entreprise qui évolue et qu’il y aura des retombées indirectes sur son business. Dans ce cas, elle fait souvent le choix d'upgrader sa ligne…

- Soit elle voit les choses de manière plus stricte et cherche à limiter les usages au prétexte que plus les gens utilisent internet et moins ils travaillent. Dans ce cas, elle installe des sondes qui vont interdire certains sites non professionnels.

- Soit elle n’arrive pas à arrêter une position et préfère opter pour le best effort à budget constant. Elle n’upgrade pas préférant assumer le fait que la liaison est saturée et apporte un service dégradé aux utilisateurs.

Je ne prône aucune de ces solutions car aucune ne réfléchi sérieusement au besoin.

Il me semble que la première chose à faire est de réfléchir aux usages réellement importants pour le business de l'entreprise : si un mail peut attendre quelques minutes pour être envoyé, peut-être n’est est-il pas de même pour des transferts de fichiers stratégiques ! Si l’entreprise fait du e-commerce, l’accès à son site est sans doute plus important que le surf de l’informaticien sur le blog de ses copains (qui est d’ailleurs sans doute, lui-aussi, légitime - je ne veux me fâcher avec personne !)…

Rien ne sert d’upgrader une liaison ou interdire l’accès à des sites jugés non-légitimes si on n’a pas réfléchi aux usages.

Avant toute opération, il convient de répertorier et prioriser les flux : restreindre les flux non prioritaires ou gourmands (mail, ftp, P2P) et attribuer en priorité de la bande passante aux flux prioritaires (SSL, commandes sur le site web, extranet, VPNs…). Un tas d’outils permettent prioriser les flux, depuis les boitiers de type « packetshaper » jusqu’à la simple redhad customisée par l'informaticien maison - celui qui lit les blogs :)

Cette opération permettra de freiner les flux moins prioritaires (FTP, surf, etc...), de lisser l'envoi des mails dans le temps, de garantir certains flux sensibles du point de vue business ou techniques (SSL, VPN) et de rendre prioritaires certains flux  par rapport à d'autres (les commandes sur le surf par exemple)

Une fois que les flux sont ainsi maitrisés, il convient de mettre en place des tableaux de bord très simple (MRTG fait ça très bien et gratuitement !). Ils permettront de voir comment la bande passante évolue au cours du temps.

Si, effectivement, après ces optimisations, la bande passante est ou devient insuffisante, alors on procèdera aux upgrades nécessaires mais cette fois-ci, il me semble, à bon escient et en comprenant pourquoi...

12 mars 2008

6 mois d'utilisation du blackberry

Blackberry Il y a quelques années, j’avais un Palm III. Un appareil bien pratique qui permettait de gérer ses contacts et son agenda. On pouvait le synchroniser avec son PC et ainsi récupérer du contenu glané sur le net afin de le lire « offline ». Problème majeur, quand la batterie se déchargeait, on perdait les rendez-vous qui avaient été saisis depuis la dernière synchro….

Après plusieurs aventures de ce genre et les technologies avançant, j’ai opté pour un iPaq. Il permettait de faire un tas de truc tout à fait inutiles (lire de la musique, prendre des photos, jouer…) mais surtout il avait une mémoire persistante qui permettait de ne pas perdre ses données en cas de panne de batterie. Il se synchronisait avec Outlook, ce qui permettait de récupérer ses contacts, son agenda et ses mails d’entreprise. Il pouvait aussi se connecter à un réseau pour de l’échange de fichiers ou pour accéder à internet. Malheureusement, il ne permettait pas de se synchroniser en wifi… allez avoir pourquoi…HP ne voulait pas… En plus, il fallait sans cesse recharger sa batterie, surtout si on utilisait le Wifi. Alors, finalement, je continuais à utiliser mon super Ipaq juste pour l'agenda et les contacts… comme je le faisais jadis avec mon Palm III

Depuis 6 mois, j’ai un blackberry et je dois dire que je suis conquis. Bon, le modèle que j’ai n’offre que peu de fonctionnalités (pas de gadgets, pas de wifi, pas de GPS …) mais ce qu’il fait, il le fait plus que bien : à travers le réseau GSM, il se synchronise automatiquement et en quasi temps-réel avec ma messagerie d’entreprise, récupère mes contacts et mes rendez-vous saisis par moi-même ou par d’autres sur mon agenda outlook. Quand je reçois un mail, je peux cliquer sur l’un des destinataires, demander à lui répondre par mail, ajouter des destinataires, en enlever… Je peux aussi demander à appeler la personne sur son portable, sur son fixe… ça ne parait rien mais c’est super utile. Quand vous recevez un mail, combien de fois devez-vous rechercher le téléphone du contact, re-numéroter sur votre téléphone,… ?

Le dernier numéro du magazine Capital consacre un dossier aux smartphones dans lequel on nous dit les gains de productivités constatés chez les cadres itinérants équipés de systèmes Blackberry. Après 6 mois d’utilisation, moi qui suis tout le temps entre deux réunions sur des sites différents, je peux dire que j’en suis convaincu !

11 mars 2008

Transversalite dans les grandes entreprises informatiques

Hier soir, un client nous annonce qu’il souhaite multiplier par deux les capacités de son site web. Nous avons un mois pour installer, configurer et valider une architecture distribuée qui passe de 7 à 13 serveurs. On étudie la chose. Pas très compliqué…

Sauf qu’on est dans une entreprise de 40 000 informaticiens. Celui qui câble n’est pas celui qui configure les équipements, ni celui qui configure les firewall, encore moins celui qui installe les serveurs, configure les sites web,… Je ne parle même pas de celui qui est capable de tout intégrer et de valider que tout marche !

Dans une grosse PME, le problème est de trouver l’argent pour faire. Après tout est facile.
Dans une grande entreprise, l’argent n’est plus un problème. C’est qui est compliqué, c’est juste de faire le job !

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