facebook : : l'âge de la maturité ?
L'information est tombée il y a quelques jours : le nombre de visiteurs uniques sur Facebook a diminué en Angleterre, en Espagne et en France au cours du mois de janvier. Aux US, Idem ! Emoi chez certains, réjouissements pour d'autres.
Il faut dire qu’avec ses 1.89 million de visiteurs uniques mensuels en France, Facebook commençait a avoir une popularité insolente. On se demandait jusqu’où les courbes allaient grimper. Alors depuis que la fréquentation de facebook a baissé de 4.5% en Angleterre (de 0.1% en France), certains nous promettent une chute aussi vertigineuse que ne le fut l'ascension.
Il faut savoir que, dans bon nombre de cas, l’acquisition d’une nouvelle technologie passe par une phase de découverte, de vif engouement puis de chute brutale avant de reprendre plus faiblement mais dans une progression continue : après l’orage, un beau temps qui dure... N'est-ce pas, par exemple, ce qui s'est passé au niveau du commerce électronique dans les années 2000 ?
Il ne nous est tout de même pas interdit de réfléchir à cette baisse de fréquentation.
Depuis quelques temps, on voyait poindre des critiques sur l’engouement à tout va, l’adhésion à un tas de groupes inutiles, la multiplication irréfléchie de contacts... Je pense qu'une utilisation anarchique de Facebook a découragés un certain nombre d'utilisateurs qui ont fini par en avoir assez d'être sollicité sans arrêt.
La force et la faiblesse de facebook est qu’on y mêle à la fois des utilisations ludiques (défis musicaux, groupes bidons) et des utilisations professionnelles (organisation de colloques, identité numérique,…). Ce qui a évidemment contribué au succès de Facebook est aussi un handicap : chacun peut y trouver son compte mais chacun peut aussi être agacé par l’utilisation que ses congénères lui font subir ! C'est pourquoi certains pensent qu’après Facebook, de nouveaux outils de social networking, plus ciblés vont apparaitre tandis que d’autres appellent de leurs vœux de nouvelles fonctionnalités pour professionnaliser l’outil.
Les inquiétudes au sujet de Facebook sont accentuées par le fait que d'autres outils comme myspace subissent le même sort. C'est donc le secteur des outils de social networking grand publique lui-même qui semble stagner.
Je ne vois que deux issues à cette situation : soit les usages de facebook vont évoluer, amorçant d’autres évolutions dans la société en général, soit on devra estimer que ces outils ne sont qu'une première génération permettant de faire émerger de nouveaux besoins, besoins qui seront remplis par de nouveaux outils à venir ou déjà en cours de création…
En tout cas, en la matière, l'année qui vient promet d'être passionnante !
